Une société de sécurité bruxelloise nous appelle un lundi matin : le poste de travail sur lequel tourne son logiciel métier ne démarre plus. Le disque, un Seagate Barracuda 7200.12 de 250 Go monté dans un HP Compaq 8000 Elite, tourne normalement mais n'apparaît plus dans le BIOS. Sur ce disque se trouvaient non seulement les dossiers de l'entreprise, mais aussi une application spécifique installée des années plus tôt, dont les supports d'installation et les licences avaient disparu depuis longtemps. Réinstaller n'était pas une option : il fallait récupérer le système entier, pas seulement les fichiers. Le client n'avait heureusement pas insisté à rallumer la machine en boucle.
L'intervention
Le diagnostic a montré un disque mécaniquement sain : les plateaux tournaient, les têtes se positionnaient. Le problème venait de la zone de service. Connecté en terminal via PC-3000, le disque répondait, mais ses modules de configuration ne se lisaient plus correctement : le traducteur était illisible, ce qui explique pourquoi le BIOS ne voyait rien. Nous avons travaillé directement dans la zone de service pour reconstruire le traducteur et rendre l'espace utilisateur adressable à nouveau. La surface, elle, était fatiguée : ce disque de 2011 avait accumulé un grand nombre de secteurs défectueux. La lecture s'est donc faite sous Data Extractor, par cartes, en repoussant les zones lentes en fin de passe pour ne pas relancer le disque inutilement. Une fois l'image complète obtenue, nous l'avons reportée sur le disque neuf que le client avait apporté, système et logiciel compris.
Une cliente bruxelloise travaillait avec son disque externe branché sur son ordinateur. En se levant, elle s'est retournée trop vite : le câble a tiré et le disque est resté suspendu par son connecteur. Ce seul mouvement suffit à arracher le port USB de la carte. Elle a d'abord confié le disque à un magasin d'informatique, où l'on a tenté de rattacher le connecteur cassé avec de fins fils soudés à la main. La réparation n'a pas tenu et le disque restait invisible. Western Digital lui proposait de renvoyer l'appareil malgré la garantie expirée, mais ses cinq téraoctets de données, eux, ne seraient jamais revenus.
L'intervention
Sur ce modèle, le pont USB est intégré à la carte : il n'y a pas de connecteur SATA, et le disque ne peut donc pas être branché comme un disque interne. Première mise sous tension sur PC-3000 Portable Pro : l'appareil s'est mis à biper, signal d'un court-circuit. Les soudures improvisées du magasin avaient créé un pont entre deux points de la carte. Nous avons retiré ce qui restait du connecteur, soudé nos propres fils directement sur les points de test et relié l'ensemble à un adaptateur, ce qui rend l'accès SATA à un disque qui n'en a pas. La ROM a ensuite été lue et le disque déverrouillé sous PC-3000, la carte vérifiée point par point pour écarter tout court-circuit résiduel, puis remise en place. Restait la question décisive : l'état des têtes. Elles étaient intactes.
Le disque de travail d'une photographe professionnelle de la région de Hasselt, un LaCie Rugged USB-C de 4 To, est tombé au sol. Dessus, toutes ses archives de séances : fichiers RAW et rushes vidéo de projets clients, sans copie de secours. Après la chute, plus aucun accès. À l'intérieur du boîtier, un Seagate ST4000LM024 dont la zone de service était verrouillée : le disque ne parvenait plus à s'initialiser. Point décisif : personne n'a tenté de le faire redémarrer. La cliente nous a écrit le dimanche même et a déposé le disque le soir.
L'intervention
Avant toute mise sous tension, ouverture en salle blanche : le bloc de têtes a été déposé et inspecté au microscope pour vérifier qu'aucune tête n'était encrassée ni abîmée par la chute. Les têtes étant propres, elles ont été remontées, et seulement ensuite le disque a été démarré, sans risque de rayer les plateaux. Restait la zone de service verrouillée. La puce ROM a été dessoudée de la PCB, lue sur programmateur, déverrouillée sur PC-3000, réécrite puis resoudée. Sauvegarde complète de la zone de service, puis modification des modules de configuration (le « passeport » du disque, qui contient ses paramètres de fonctionnement) pour empêcher le lancement des routines d'auto-réparation, destructrices dans cet état. Sur Data Extractor, la carte des têtes a montré lesquelles répondaient encore : les zones accessibles ont été lues en priorité. Le disque a ensuite été arrêté, le bloc de têtes remplacé par un jeu donneur compatible, puis la lecture a repris pour extraire le reste.
Un portable de jeu HP qui ne démarre plus, apporté par un client de Leuven, et à l'intérieur un Seagate FireCuda ST1000LX015 de 1 To : un disque hybride, monté dans ce type de machine pour accélérer les chargements, c'est-à-dire un disque dur classique auquel s'ajoute une puce de mémoire flash soudée sur la carte électronique. Le disque ne tournait plus du tout. Il annonçait pourtant son modèle et son numéro de série correctement, signe que la panne n'était pas mécanique. Sur ce modèle, la puce NAND porte une partie du firmware : quand elle lâche, le disque ne parvient plus à s'initialiser, même avec des plateaux intacts. Dessus, les photos et les documents personnels du client, sans sauvegarde complète.
L'intervention
Au démarrage, le disque ne monte pas en rotation mais se présente en DRD+DSC et annonce son passeport correctement, et le terminal affiche l'erreur LED:0x000000BD FAddr:0x000059D8, la signature de la NAND défaillante sur cette série. La carte du patient étant hors service, elle ne pouvait pas servir à déverrouiller le disque. La ROM du patient a d'abord été lue au terminal, puis une carte donneuse a été cherchée selon trois critères stricts : même modèle, même version de firmware, même référence de PCB. La ROM du patient a été écrite sur cette carte donneuse, la carte montée sur le disque du client, et le déverrouillage effectué au terminal, avec réinitialisation de la NAND par la commande /OI1. Avant toute lecture, les processus d'arrière-plan ont été coupés : réallocation automatique en lecture et en écriture, masquage différé des défauts, activité en veille. Le disque a ensuite été imagé secteur par secteur sur PC-3000 Data Extractor.
Un boîtier externe LaCie d2 Professional de 8 To en USB-C n'était plus reconnu par l'ordinateur après une chute, accompagné d'un léger bruit anormal provenant du disque. Le LaCie d2 Professional abrite un disque dur Seagate IronWolf Pro ST8000NT001 de 8 To, qui ne donnait plus aucun accès à ses données via le port USB. Le client avait fait tomber l'appareil. Aucune copie de sauvegarde n'était disponible.
L'intervention
Le diagnostic a nécessité l'extraction du disque dur Seagate de son boîtier LaCie. Sur la carte électronique (PCB), la mémoire ROM était répartie sur deux puces distinctes : celles-ci ont été lues à l'aide d'un programmateur, puis importées dans le complexe PC-3000 et reconstituées en une image ROM unique. À l'aide du PC-3000 Portable Pro, le disque a ensuite été adapté pour une lecture tête par tête, chaque tête de lecture étant traitée séparément afin de préserver l'intégrité des données.
Un disque dur externe Maxtor M3 Portable de 1 To (Seagate ST1000LM035-1RK172 ) présentait des données inaccessibles alors que le boîtier semblait en parfait état. Le client, basé au Luxembourg, entendait le disque fonctionner mais ne parvenait plus à ouvrir ses fichiers. Un premier laboratoire avait déjà tenté une récupération, sans succès. L'enjeu était limité mais précieux : des photos de famille uniquement présentes sur ce disque, sans sauvegarde.
L'intervention
Le diagnostic a écarté un simple problème logique et révélé une tête de lecture faible ainsi qu'un module ROM verrouillé, qui empêchait le disque de fonctionner. La ROM a d'abord été déverrouillée sur banc PC-3000 pour rétablir l'accès. Une cartographie des têtes a ensuite été construite dans Data Extractor, suivie d'une carte des zones de données réellement occupées. Seules les données utiles au client — les photos de famille — ont été imagées en lecture seule, en ménageant la tête fragile pour maximiser la lecture.
Un serveur HP ProLiant ML350 G6 avec un RAID 1 de deux disques SAS est devenu inaccessible après un redémarrage. Le premier disque était en panne depuis des semaines sans alerte, et le second a fini par lâcher, bloquant l’accès aux données critiques d’une société de transport.
L'intervention
Nous avons réalisé une copie secteur par secteur de chaque disque pour préserver les originaux. En comparant les images, nous avons identifié le disque le plus à jour, puis extrait l’intégralité des données.
Une clé USB Kingston DataTraveler de 128 Go contenait une ancienne archive Outlook PST que l'utilisateur avait supprimée par erreur. Ce fichier regroupait plusieurs années de courriels professionnels et n'existait nulle part ailleurs : aucune copie de sauvegarde n'avait été conservée. La clé restait parfaitement fonctionnelle et reconnue, mais l'archive n'apparaissait plus. L'enjeu était de récupérer un fichier PST unique et volumineux sans écrire quoi que ce soit sur le support.
L'intervention
Une image complète de la clé a d'abord été réalisée sur serveur avec Data Extractor, en lecture seule, afin de travailler sur une copie et de préserver l'original. L'analyse de l'espace occupé et de l'espace libre a permis de localiser et de reconstruire le fichier PST supprimé, légèrement endommagé. Les données brutes étant intactes, la réparation s'est faite au niveau logique : l'utilitaire ScanPST intégré à Microsoft Outlook a corrigé les petites incohérences de structure du fichier.
Un disque dur Seagate de 5 To émettait un bruit anormal, symptôme d’un crash des têtes de lecture. L’entreprise nous a contactés en urgence un samedi, sans rendez-vous.
L'intervention
Remplacement du bloc de têtes en salle blanche, suivi de la lecture et de l’extraction des données vers un support sain. L’intervention a été réalisée le jour même, sans frais supplémentaires pour le week-end.
Un architecte de Venise, nous a confié un SSD SanDisk Extreme dont la partition était devenue inaccessible. Une première tentative de récupération avec TestDisk avait aggravé la situation : l'outil avait écrit des données corrompues sur la première partition, compliquant l'accès aux fichiers d'origine.
L'intervention
Avant toute manipulation, nous avons réalisé une copie bit à bit (secteur par secteur) de l'intégralité du disque, afin de travailler uniquement sur l'image et de préserver le support original. L'analyse de cette image nous a permis de localiser le véritable point de départ de la partition HFS+ et d'en reconstruire la structure.
Le disque dur externe n'était plus reconnu par l'ordinateur et émettait de légers cliquetis.
L'intervention
Nous avons converti l'interface USB en SATA et débloqué la ROM via PC-3000. Une carte des têtes a été établie pour extraire les données d'abord via les têtes saines, puis via la tête défaillante.
Un disque externe Western Digital de 5 To, modèle WD50NDZW, contenait près de trois ans de photos et de reportages d'une famille de blogueurs voyage, suivie par des milliers de lecteurs et partenaire régulière de la RTBF. Le disque n'était plus reconnu par l'ordinateur. Un premier laboratoire, en France, avait posé un diagnostic de « problème de firmware » et proposé une « réécriture des pistes servo », une opération qui n'existe pas dans la pratique de la récupération de données. Ce vocabulaire a alerté la famille, qui a repris son disque et nous a contactés sur les conseils d'un informaticien. Aucune tentative de réparation n'avait été faite : le disque nous est arrivé intact.
L'intervention
Sur un WD50NDZW, le pont USB et le contrôleur sont sur la même carte, sans port SATA : avant tout diagnostic, il faut modifier l'électronique. Quatre condensateurs sont dessoudés pour couper la liaison entre le pont USB et le contrôleur, puis quatre fils sont soudés à leur place pour créer une interface SATA. La ROM est ensuite lue et modifiée, car dans cet état le contrôleur reste verrouillé par défaut. Le disque est alors initialisé sur le PC-3000 et chaque tête est testée individuellement : une tête morte, les autres fonctionnelles. Une carte des têtes est construite, le passeport du disque est modifié pour bloquer toute réallocation, et tout ce qui est accessible par les têtes vivantes est lu en premier. Ensuite seulement, en salle blanche ISO 5, le bloc de têtes est remplacé par un jeu donneur de notre stock pour lire le reste des surfaces. L'image complète est analysée dans Data Extractor et les données copiées sur le disque neuf du client.
Technique
QNAP Crash RAID 5 (Double panne de disque) – 4 To restaurés via PC-3000
Le problème
RAID 5 : Panne d'un premier disque. Lors de la reconstruction après son remplacement, un second disque a lâché, entraînant le crash total et la perte du volume.
L'intervention
: Clonage de tous les disques et identification de la configuration. Un volume virtuel a été assemblé via PC-3000 RAID Edition, permettant de reconstruire les secteurs défectueux grâce aux données de parité.
Disque Seagate ST2000LM007 de 2 To qui s'est mis à claquer puis n'a plus été reconnu. Bruit anormal au démarrage, récupération urgente.
L'intervention
Ouverture en salle blanche ISO 5, remplacement du bloc de têtes par un jeu donneur compatible, puis lecture des plateaux et extraction des données sur banc PC-3000.
Complexe
iPhone 12 Pro écran cassé, corrodé — données sauvées
Le problème
iPhone 12 Pro de 256 Go avec carte mère endommagée par la corrosion écran cassé, téléphone qui ne s'allumait plus. Photos et données personnelles à récupérer.
L'intervention
Nettoyage de la corrosion, réparation de la carte mère (micro-soudure) et remplacement de l'écran, puis extraction des données du téléphone.
Complexe
NAS Synology DS920+ — 2 disques morts sur 4
Le problème
NAS Synology DS920+ (RAID 5, 4×4 To) avec deux disques sur quatre hors service : le volume ne montait plus, données inaccessibles. Un RAID 5 ne survit normalement qu'à la panne d'un seul disque.
L'intervention
Création d'images des deux disques défaillants, analyse de la chronologie des pannes (pour identifier le dernier disque actif), reconstruction virtuelle du RAID 5, puis extraction de l'intégralité des données.
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