Synology DS223, RAID 1 effacé par DSM : 100 % récupéré
4 To · 2026 · Bruxelles
Panne : Un magasin de réparation informatique à Bruxelles reçoit le NAS d'un de ses clients : un Synology DS223 équipé de deux disques WD Red de 4 To en miroir. Depuis quelques jours, l'appareil signalait qu'un disque devait être remplacé. Le technicien change le disque fautif et, au redémarrage, le DSM propose une nouvelle installation. Il accepte. L'installation réinitialise le volume : la partition de données disparaît et le miroir n'a plus rien à reconstruire. Le gérant nous appelle le jour même. Nous lui demandons d'apporter les deux disques, l'ancien compris, celui que beaucoup jettent après un remplacement.
Intervention : Nous avons travaillé sur le disque que le NAS avait écarté, sans jamais rebrancher le boîtier : toute remise sous tension du DS223 aurait laissé le DSM réécrire par-dessus les données. L'ancien WD40AFAX n'était pas mort. Il portait des secteurs illisibles regroupés sur une zone, assez pour que Synology le déclare défaillant, pas assez pour empêcher la lecture. Nous l'avons imagé secteur par secteur sur PC-3000 Data Extractor, en contournant d'abord les zones instables, puis en y revenant avec des temporisations plus longues, jusqu'à obtenir une copie complète. Le miroir a ensuite été remonté à partir de cette seule image, puis le système de fichiers Synology monté pour en sortir les dossiers. En RAID 1, les deux disques portent les mêmes données : c'est pourquoi la facture ne compte qu'un seul disque cloné, et non deux.
Résultat : Le volume avait été réinitialisé, pas effacé physiquement : les données étaient toujours sur les plateaux et le disque écarté restait lisible. Nous avons restitué 100 % des fichiers du client final sur un disque externe, quatre jours après le dépôt.
Synology BeeStation tombée : 300 Go de photos sauvés
4 To · 2026 · Bruxelles
Panne : Toutes les photos d'une famille bruxelloise vivaient au même endroit : une Synology BeeStation BST150 de 4 To, posée debout sur une étagère. Pas de deuxième copie ailleurs, puisque la station servait justement de sauvegarde pour les téléphones et l'ordinateur de la maison. Pendant des travaux, quelqu'un a heurté l'étagère et le boîtier, étroit et vertical, est tombé sur le côté. Depuis, la BeeStation ne démarrait plus : ni accès par le réseau, ni comportement normal au démarrage. Son propriétaire nous l'a apportée sans avoir essayé de la rallumer en boucle, et cela a beaucoup compté pour la suite.
Intervention : Sous l'étiquette Synology se trouvait un disque Seagate de 4 To à media cache, sorti du boîtier en laboratoire. La chute avait abîmé les têtes : le disque ne lisait plus sa zone de service et ne passait jamais en état prêt. L'accès au firmware était verrouillé, et c'est là qu'était l'essentiel de la difficulté.
Nous avons déverrouillé la ROM sur la carte électronique, puis l'avons réécrite et ajusté les paramètres du passeport du disque, pour le faire démarrer en mode technologique sans solliciter les zones endommagées. Une carte des têtes a ensuite été construite : les têtes défectueuses écartées de la lecture, les bonnes au travail. Restait à ne pas les user pour rien. Plutôt qu'une image complète de 4 To, nous avons localisé la partition, analysé sa structure et lu uniquement les zones portant les photos, soit 300 Go. La lecture s'est étalée sur une semaine, à cadence réduite et en plusieurs passes, pour ménager des têtes déjà fragilisées.
Résultat : La chute avait touché les têtes, pas la surface où vivaient les données : c'est ce qui rend le résultat complet. Les 300 Go de photos de famille ont été restitués à 100 %, sans fichier manquant, sur un disque neuf remis au client.
Seagate 250 Go non reconnu : 100 % récupéré et recloné
250 Go · 2026 · Bruxelles
Panne : Une société de sécurité bruxelloise nous appelle un lundi matin : le poste de travail sur lequel tourne son logiciel métier ne démarre plus. Le disque, un Seagate Barracuda 7200.12 de 250 Go monté dans un HP Compaq 8000 Elite, tourne normalement mais n'apparaît plus dans le BIOS. Sur ce disque se trouvaient non seulement les dossiers de l'entreprise, mais aussi une application spécifique installée des années plus tôt, dont les supports d'installation et les licences avaient disparu depuis longtemps. Réinstaller n'était pas une option : il fallait récupérer le système entier, pas seulement les fichiers. Le client n'avait heureusement pas insisté à rallumer la machine en boucle.
Intervention : Le diagnostic a montré un disque mécaniquement sain : les plateaux tournaient, les têtes se positionnaient. Le problème venait de la zone de service. Connecté en terminal via PC-3000, le disque répondait, mais ses modules de configuration ne se lisaient plus correctement : le traducteur était illisible, ce qui explique pourquoi le BIOS ne voyait rien. Nous avons travaillé directement dans la zone de service pour reconstruire le traducteur et rendre l'espace utilisateur adressable à nouveau. La surface, elle, était fatiguée : ce disque de 2011 avait accumulé un grand nombre de secteurs défectueux. La lecture s'est donc faite sous Data Extractor, par cartes, en repoussant les zones lentes en fin de passe pour ne pas relancer le disque inutilement. Une fois l'image complète obtenue, nous l'avons reportée sur le disque neuf que le client avait apporté, système et logiciel compris.
Résultat : La panne était dans la zone de service, pas sur les têtes : c'est ce qui a permis de tout récupérer. 100 % des données ont été lues, et le poste est reparti avec son système et son application métier intacts, sur un disque neuf.