Seagate 250 Go non reconnu : 100 % récupéré et recloné
250 Go · 2026 · Bruxelles
Panne : Une société de sécurité bruxelloise nous appelle un lundi matin : le poste de travail sur lequel tourne son logiciel métier ne démarre plus. Le disque, un Seagate Barracuda 7200.12 de 250 Go monté dans un HP Compaq 8000 Elite, tourne normalement mais n'apparaît plus dans le BIOS. Sur ce disque se trouvaient non seulement les dossiers de l'entreprise, mais aussi une application spécifique installée des années plus tôt, dont les supports d'installation et les licences avaient disparu depuis longtemps. Réinstaller n'était pas une option : il fallait récupérer le système entier, pas seulement les fichiers. Le client n'avait heureusement pas insisté à rallumer la machine en boucle.
Intervention : Le diagnostic a montré un disque mécaniquement sain : les plateaux tournaient, les têtes se positionnaient. Le problème venait de la zone de service. Connecté en terminal via PC-3000, le disque répondait, mais ses modules de configuration ne se lisaient plus correctement : le traducteur était illisible, ce qui explique pourquoi le BIOS ne voyait rien. Nous avons travaillé directement dans la zone de service pour reconstruire le traducteur et rendre l'espace utilisateur adressable à nouveau. La surface, elle, était fatiguée : ce disque de 2011 avait accumulé un grand nombre de secteurs défectueux. La lecture s'est donc faite sous Data Extractor, par cartes, en repoussant les zones lentes en fin de passe pour ne pas relancer le disque inutilement. Une fois l'image complète obtenue, nous l'avons reportée sur le disque neuf que le client avait apporté, système et logiciel compris.
Résultat : La panne était dans la zone de service, pas sur les têtes : c'est ce qui a permis de tout récupérer. 100 % des données ont été lues, et le poste est reparti avec son système et son application métier intacts, sur un disque neuf.
WD My Passport 5 To, port USB arraché : 100 % récupéré
5 To · 2026 · Bruxelles
Panne : Une cliente bruxelloise travaillait avec son disque externe branché sur son ordinateur. En se levant, elle s'est retournée trop vite : le câble a tiré et le disque est resté suspendu par son connecteur. Ce seul mouvement suffit à arracher le port USB de la carte. Elle a d'abord confié le disque à un magasin d'informatique, où l'on a tenté de rattacher le connecteur cassé avec de fins fils soudés à la main. La réparation n'a pas tenu et le disque restait invisible. Western Digital lui proposait de renvoyer l'appareil malgré la garantie expirée, mais ses cinq téraoctets de données, eux, ne seraient jamais revenus.
Intervention : Sur ce modèle, le pont USB est intégré à la carte : il n'y a pas de connecteur SATA, et le disque ne peut donc pas être branché comme un disque interne. Première mise sous tension sur PC-3000 Portable Pro : l'appareil s'est mis à biper, signal d'un court-circuit. Les soudures improvisées du magasin avaient créé un pont entre deux points de la carte. Nous avons retiré ce qui restait du connecteur, soudé nos propres fils directement sur les points de test et relié l'ensemble à un adaptateur, ce qui rend l'accès SATA à un disque qui n'en a pas. La ROM a ensuite été lue et le disque déverrouillé sous PC-3000, la carte vérifiée point par point pour écarter tout court-circuit résiduel, puis remise en place. Restait la question décisive : l'état des têtes. Elles étaient intactes.
Résultat : La panne était entièrement électronique : les têtes et les plateaux n'avaient rien. C'est pour cette raison que la facture s'est arrêtée à l'électronique, soit moins de la moitié d'une récupération mécanique, et que 100 % des données ont été copiées. La cliente est repartie avec son disque, qu'elle comptait malgré tout envoyer en garantie.
LaCie Rugged USB-C 4 To tombé, têtes remplacées
4 To · 2026 · Hasselt
Panne : Le disque de travail d'une photographe professionnelle de la région de Hasselt, un LaCie Rugged USB-C de 4 To, est tombé au sol. Dessus, toutes ses archives de séances : fichiers RAW et rushes vidéo de projets clients, sans copie de secours. Après la chute, plus aucun accès. À l'intérieur du boîtier, un Seagate ST4000LM024 dont la zone de service était verrouillée : le disque ne parvenait plus à s'initialiser. Point décisif : personne n'a tenté de le faire redémarrer. La cliente nous a écrit le dimanche même et a déposé le disque le soir.
Intervention : Avant toute mise sous tension, ouverture en salle blanche : le bloc de têtes a été déposé et inspecté au microscope pour vérifier qu'aucune tête n'était encrassée ni abîmée par la chute. Les têtes étant propres, elles ont été remontées, et seulement ensuite le disque a été démarré, sans risque de rayer les plateaux. Restait la zone de service verrouillée. La puce ROM a été dessoudée de la PCB, lue sur programmateur, déverrouillée sur PC-3000, réécrite puis resoudée. Sauvegarde complète de la zone de service, puis modification des modules de configuration (le « passeport » du disque, qui contient ses paramètres de fonctionnement) pour empêcher le lancement des routines d'auto-réparation, destructrices dans cet état. Sur Data Extractor, la carte des têtes a montré lesquelles répondaient encore : les zones accessibles ont été lues en priorité. Le disque a ensuite été arrêté, le bloc de têtes remplacé par un jeu donneur compatible, puis la lecture a repris pour extraire le reste.
Résultat : Le disque n'a jamais été rebranché après la chute, et c'est ce qui a rendu la récupération complète possible : 100 % des données lues, sans secteur manquant. L'intégralité des archives photo et vidéo a été restituée à la photographe, prête dès le lendemain du dépôt.